Décidément, mes heures de conduite me rendent bien méditative.
Voici le sujet de ma méditation de ce matin. Je vous préviens, je n'apporte aucune explication sur quoi que ce soit. Juste des choses qui m'ont intriguée mais qui sont peut-être tout-à-fait
normales.
père - mère
frère - soeur
Jusque là, rien de spécial.
homme - femme (1)
mari - femme (2)
garçon - fille (1)
fils - fille (2)
Que doit-on comprendre ?
Est-ce le sens 1 qui s'est étendu en sens 2 ? ou l'inverse ?
(comment dit-on l'interrogatif pour "ça a toujours été pareil" ??
"A-ce toujours été pareil" ?)
Doit-on comprendre que la femme ne peut être autre qu'une épouse, et que la fille n'existe que par ses parents ? Ont-elles une existence indépendante de leur famille, de leurs frères et époux ?
"Je vous déclare mari et femme."
" Il vendrait père et mère."
" Ils sont frère et soeur."
" Je te présente mon oncle et ma tante."
" Hommes-femmes, mode d'emploi."
Ben moi, je trouve ça bizarre.
Voilà.
Dans le cas de femme c'est le sens 1 qui s'est étendu au sens 2. Il n'y a encore pas si longtemps la femme, individu de sexe féminin, ne pouvait travailler ni même sortir de la maison. La seule fonction qu'il lui était permis de remplir c'était celle d'épouse. Une femme (1) n'était donc qu'une femme (2). Si la condition de la femme à évolué (un peu, pas partout et pas pour tout le monde), le langage, lui, est resté comme témoignage de la mentalité de l'époque à laquelle il s'est formé. C'est en cela qu'une langue ce n'est pas qu'un simple outil de communication, c'est aussi porteur de la mentalité du peuple qui la pratique. Quelle sorte de vocabulaire aurais une civilisation strictement matriarcal où les hommes sont discriminés? Ça laisse le linguiste que je suis rêveur.
Garçon-fille : Aurais-ce toujours été pareil? Et bien non. Dans le cas de fille c'est le sens 2 qui s'est étendu au sens 1. En effet au sens premier, fils-fille signifie les enfants, ceux qui ont un lien de filiation avec les parents : filium. C'est de ce fil dont on tisse les liens familiaux. Et le féminin de garçon, c'était garce, qui à l'origine n'était pas particulièrement péjoratif. Mais de plus en plus le mot garce a servi à désigner les jeunes filles qui faisait preuve d'indépendance dans leur caractère et leur vie intime. Prérogatives normalement réservées aux garçons. Les garces sont donc devenus celles qui se comporte un peu trop comme des garçons, les deux mots étant si proches leur sens se sont rapprochés aussi. Les garces se sont alors opposées aux filles, les bonnes fifilles à leur papa qui se soumettait docilement à l'autorité patriarcale machiste. Et certainement pas de jeune individus de sexe féminin qui envisageait d'exister indépendamment de leur relation avec le père.
Conclusion, soyez des garces les filles, et pas juste des épouses.
;-)
Un gars : C'est un jeune homme
Une garce : C'est une pute
Un courtisan : C'est un proche du roi
Une courtisane : C'est une pute
Un masseur : C'est un kiné
Une masseuse : C'est une pute
Un coureur : C'est un joggeur
Une coureuse : C'est une pute
Un rouleur : C'est un cycliste
Une roulure : C'est une pute
Un professionnel : C'est un sportif de haut niveau
Une professionnelle : C'est une pute
Un homme sans moralité : C'est un politicien
Une femme sans moralité : C'est une pute
Un entraîneur : C'est un homme qui entraîne une équipe sportive
Une entraîneuse : C'est une pute
Un homme à femmes : C'est un séducteur
Une femme à hommes : C'est une pute
Un homme public : C'est un homme connu
Une femme publique : C'est une pute
Un homme facile : C'est un homme agréable à vivre
Une femme facile : C'est une pute
Un homme qui fait le trottoir : C'est un carreleur cimentier
Une femme qui fait le trottoir : C'est une pute
Comme quoi, quand-même... ^^