Tout et rien : du jeu de rôle grandeur nature, des recherches diverses et variées, ma vie à Stuttgart et deux ou trois inepties pour compléter le tout. En bref, c'est le bordel. Pour plus d'infos, consulter les catégories...
« Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne »
Courtisane, avec une caractéristique amusante : possède la science de la médecine et de la chirurgie. Elle accompagne souvent les voyages de courtisans car ses connaissances lui permettent de remplacer un médecin, tout en étant beaucoup plus présentable en public (raison officielle de sa présence dans la délégation). C’est vrai, quoi, un médecin roturier, c’est vraiment pas classe…
« Mon pauvre ami, mais qu’est-il donc arrivé à votre visage ?» (air dégoûté)
Expériences sur les animaux, ses recherches ;
Ecrire des poèmes morbides.
Née de Maximilien Allais de Crieux et de Ulphe Belladone de… (au choix des orgas), Violaine Apollinaire Allais de Crieux est une créature semi-mondaine, plutôt inquiétante.
Les parents de Violaine furent des courtisans puissants de la cour de Léon XIV. Issus de la haute noblesse, ils étaient avant tout connus pour leur beauté et séduirent et manipulèrent de nombreux malheureux afin d’accroître leurs richesses et d’arriver à leurs fins.
Violaine grandit donc à la cour, éduquée par ses parents dans la même optique : l’apparence est tout, et la beauté physique le meilleur des avantages pour réussir. Ulphe est une véritable mère poule et protège et éduque ses deux enfants, Violaine et son jeune frère Cyprien. En réalité, son but est d’élever deux créatures totalement dévouées qui la serviront plus tard ; mais Violaine, encore très jeune, n’en a pas conscience, et elle voue à sa mère une adoration sans bornes.
A compter de ce moment, Violaine changera du tout au tout. Adolescente jolie mais particulièrement silencieuse et impassible, elle accompagne son père comme son ombre dans toutes ses sorties mondaines.
Violaine adolescente est entièrement soumise et dévouée à son père. On devine derrière ce dévouement une crainte et une haine silencieuses. Violaine n’a pas pardonné à son père d’avoir chassé Ulphe Belladone, et est toujours hantée par les spectres de sa mère et de son jeune frère Cyprien mort dans les flammes. Cependant, elle reste en façade une jeune fille obéissante qui se plie aux exercices de démonstration imposé par son père : en animal savant, elle se laisse exhiber lors des multiples réceptions auxquelles son père est invité. Ce dernier utilise sa petite fille pour apitoyer les femmes sur son pauvre sort d’orpheline et donc s’attirer leurs faveurs.
Un peu plus tard, elle négocie auprès de Maximilien l’autorisation d’apprendre la médecine et la chirurgie en guise de passe temps, et passe beaucoup de temps dans son laboratoire où elle effectue des expériences notamment sur des animaux. Lors de ses années d’étude, Violaine rencontre de nombreuses personnes de conditions différentes, qui l’entraîneront au vol de cadavre dans les cimetières afin de développer ses connaissances de l’anatomie humaine. Elle fait connaissance avec les individus les plus louches et apprend le combat de rue, elle se familiarise avec le marché noir qui lui procure substances illicites, drogues, poisons, et diverses curiosités telles que fœtus en bocal ou membres frais d’êtres humains…
N’ayant aucun sens moral, guidée uniquement par ses propres intérêts tel que lui a enseigné son père, Violaine tente sans cesse de repousser les frontières de l’exploration de l’organisme humain, de l’anatomie et de la chirurgie.
Elle partagera donc sa jeunesse entre parties mondaines et profanations nocturnes de cimetières avec ses camarades étudiants. La maison Allais de Crieux jouit d’une réputation sulfureuse, qui fait finalement l’affaire de Maximilien : pour un tel courtisan, un peu de publicité gratuite ne fait jamais de mal.
En réalité, Violaine a été profondément traumatisée par le destin tragique de sa mère, et l’objectif absurde de ses recherches est l’obtention de la beauté éternelle. En effet, sa mère a tout perdu dès l’instant où sa beauté a disparu, et Violaine vit à la fois dans la crainte d’abîmer son visage et dans le mépris des créatures laides qu’elle considère comme inférieures et indignes de son intérêt.